
La nouvelle étude britannique, parue dans The Lancet, invite à reconsidérer l’importance de cette supplémentation pour le futur enfant. Le Pr Lawlor a mesuré le taux de vitamine D de 4.000 femmes à plusieurs stades de leur grossesse. Elle a ensuite évalué la minéralisation osseuse de leurs enfants, à différents âges. Ces résultats n’ont, selon elle, pas permis de vérifier le lien entre la vitamine D pendant la grossesse et la santé osseuse des enfants. « Il n’existe pas de preuve solide que les femmes enceintes doivent recevoir une supplémentation en vitamine D pour prévenir une masse osseuse trop faible chez l’enfant », explique le chercheur. Elle précise toutefois qu’elle n’a pas examiné les effets possibles de la vitamine D chez les femmes enceintes.
Les médecins estiment que la vitamine D apportée naturellement par l’alimentation et par l’exposition aux rayons UV du soleil peut ne pas suffire à combler les besoins de la femme enceinte. Ils recommandent donc 10 microgrammes de vitamine D pendant toute la durée de la grossesse.