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Ces travaux tendent également à éclairer les décideurs dans leurs choix des politiques publiques destinées à améliorer les conditions de vie de la population afin que les objectifs escomptés rejoignent les attentes de celle-ci. Ainsi l'enquête révèle-t-elle le climat de mécontentement général qui règne au sein de la population. Ce sentiment se traduit aussi bien au niveau de la santé, 72% d'insatisfaction, du revenu (64%) ou encore de l'éducation (+50%). Des secteurs clés dont les responsables devraient tenir compte de l'éclairage éloquent et pertinent apporté par la présente enquête afin de parer au plus urgent. Eu égard à l'importance accordée à cette question, le HCP interviendra en séance plénière au nom de l'Afrique au 4ème Forum mondial de l'OCDE organisé à New Delhi en octobre 2012 sous le thème «Mesurer le bien-être sur le développement et l'élaboration des politiques publiques».
L'enquête ayant concerné un échantillon de 3.200 personnes âgées au moins de 15 ans dont 2080 habitent en milieu rural et s'est déroulée entre le 30 janvier et le février 2012. Elle a été articulée autour de trois approches. La première amène les personnes interrogées à citer les différents facteurs qui leur semblent être déterminants pour leur bien-être. C'est ainsi que trois groupes ont été mis en avant. Il s'agit tout d'abord de la vie matérielle comprenant le logement cité par 60 % des Marocains et le revenu par 45%. Le domaine social comporte quant à lui l'emploi pour 43%, la santé pour 32% et l'éducation pour 24%. En dernier lieu, le domaine sociétal est évoqué par 29% et il couvre la vie familiale, culturelle, spirituelle et de loisirs.
Les choses ne s'arrêtant pas là, la population, dans le cadre d'une deuxième approche, est invitée à évoquer pour chacun des facteurs suscités, les éléments qu'elle considère comme déterminants pour un bien-être. Ainsi seul un logement personnel est à même de procurer une certaine aisance, à 60 % des Marocains. 38 % (49% pour les ruraux) voudraient plutôt qu'il soit doté des équipements domestiques. La disponibilité des services d'eau, d'électricité et d'assainissement ferait le bonheur de 36%. Et pour que le revenu soit synonyme de bien-être, 87% des Marocains souhaiteraient qu'il se traduise par une bonne rémunération et un bon pouvoir d'achat pour 19%.
De bonnes conditions de travail sont citées par 72% des Marocains comme un indicateur de bien-être en termes d'emploi dépassant largement le facteur de l'équité dans l'accès au travail avec 51%. Et la santé ? 49% insistent sur la gratuité comme facteur déterminant face à 38% qui évoquent la proximité des établissements sanitaires.
Sans trop de surprise et par rapport à l'éducation, c'est surtout la qualité qui prime pour 78% (huit Marocains sur dix). Du côté de la vie familiale et de l'environnement social, la solidarité sociale a beaucoup d'impact sur le bien-être de 78% de Marocains.
Dans le cadre d'une troisième approche, la population est invitée à mesurer le niveau de satisfaction que lui procure chacune des dimensions. Une démarche subjective en somme. Les chiffres sont très parlants et reflètent «le mal être » évident de la population. A ce niveau, la palme revient au secteur de la santé qui engrange le plus d'insatisfaits, soit 72% de Marocains. Le revenu n'est pas en reste puisque le degré d'insatisfaction frôle les 64%. Et ce n'est pas la vie culturelle et de loisir qui peut se targuer d'être mieux servie avec 68% d'insatisfaits.
Globalement, près de 30% des Marocains déclarent qu'ils sont satisfaits ou très satisfaits de leurs conditions de vie et de bien-être, 24,4% moyennement satisfaits et 45,7% peu ou pas satisfaits. Le taux de satisfaction de la population à l'égard de la vie est, en outre, fortement influencé par l'âge et augmente avec le niveau d'instruction et socioprofessionnel. La satisfaction globale est d'autant plus élevée que le revenu augmente.
Bien-être subjectif global
Globalement, près de 30% des Marocains déclarent qu'ils sont satisfaits ou très satisfaits, 24,4% moyennement satisfaits et 45,7% peu ou pas satisfaits.
La satisfaction à l'égard de la vie :
- est fortement influencée par l'âge (relation en U);
- augmente avec le niveau d'instruction et l'échelle socioprofessionnelle;
- est d'autant plus élevée que le revenu augmente.