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Quelque 150.000 à 350.000 personnes en seraient donc touchées au Maroc, si l’on en croit les estimations actuelles citées par l’Association marocaine de lutte contre la polyarthrite rhumatoïde (AMP).
Présidée par Laila Najdi, cette dernière est la première association travaillant spécifiquement sur cette maladie au Maroc, au Maghreb et dans le monde arabo-africain.
Considérée comme une maladie auto-immune, la polyarthrite rhumatoïde se manifeste par des douleurs s’accompagnant d’un gonflement des articulations, d’une gêne dans les mouvements et d’une déformation. Elle peut également s’accompagner d’un blocage complet de l’articulation.
Véritable problème de santé au Maroc, cette maladie engendre une détérioration considérable de la qualité de vie des patients et de leurs familles et diminue l’espérance de vie de 5 à 10 ans, rappelle l’association qui commémore, vendredi 22 courant, à Casablanca, la Journée nationale de la polyarthrite rhumatoïde.
Ce n’est pas tout. En plus de constituer un énorme handicap, la polyarthrite rhumatoïde représente également un énorme poids social.
En effet, comme le souligne l’AMP, « la maladie est responsable d’arrêt de l’activité professionnelle dès les trois premières années de la maladie ». Dans certains cas, elle « peut être responsable d’une augmentation du taux des divorces ainsi que du taux d’abandon scolaire, notamment chez les petites filles déscolarisées pour s’occuper de leur mère malade ». La célébration de la Journée nationale de la polyarthrite rhumatoïde est ainsi l’occasion pour les responsables de cette association de sensibiliser le grand public, les patients et même les professionnels de santé sur la gravité de cette maladie dont on parle peu ou pas du tout.
A ce propos, il est à rappeler que l’AMP fut créée en mai 2007 en vue de combler, entre autres, les lacunes observées en matière d’information et d’orientation sur la polyarthrite rhumatoïde. L’association précise toutefois que ses objectifs « ne se limitent pas à l’information du grand public et des patients sur la pathologie, sa prise en charge et les nouveaux traitements susceptibles de leur permettre une meilleure qualité de vie ».
Sur son site Internet, elle ajoute que ses objectifs « englobent aussi l’étude de la prévalence de la maladie au Maroc et des moyens à mettre à leur disposition pour une meilleure qualité de vie ».
En effet, en plus de mener plusieurs actions d’information sur la maladie et les traitements pour fournir une prise en charge totale et globale de celle-ci, l’AMP « offre un service d’écoute personnalisé aux malades et à leurs entourages, assure un soutien psychologique en vue de les orienter et les aider à supporter l’isolement et la douleur », explique Laila Najdi dans un communiqué. Et de rappeler que l’association qu’elle dirige a organisé des caravanes médicales, des conférences de presse, des projections de films sur la maladie et sur les problèmes rencontrés par les malades, entre autres.
Dans tous les cas, l’AMP aspire à ce que « les organismes d’assurance s’alignent sur une couverture totale soit 100% (prise en charge totale), à la délivrance d’une prise en charge préalable pour les patients n’ayant pas la possibilité de payer d’abord et attendre le remboursement en suite et espère que le programme du RAMED puisse alimenter régulièrement les instances sanitaires en termes de médicaments adéquats ».
Il est à souligner que la Journée nationale de la polyarthrite rhumatoïde sera ouverte par la présidente de l’association et qu’elle sera marquée par les interventions du Dr Mohamed Salehbennouna (Cellule scientifique) et d’Aziz Bettioui (vice-président). Une séance des questions et réponses suivra juste après les communications des deux intervenants.