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Et en si peu de temps, les dortoirs, les réfectoires et les sanitaires se sont transformés en lieux invivables. Les coupures d’eau potable et d’électricité sont fréquentes, l’étanchéité des toitures et des murs est défectueuse, rendant les salles ainsi que les dortoirs impraticables surtout durant l’hiver. Si l’on ajoute à cela le problème des égouts et des canalisations souvent bouchés, on comprend bien pourquoi ces jeunes filles veulent mettre fin à leur parcours estudiantin.
Face à cette situation, les professeurs du lycée Tarik ont observé hier une grève suivie d’un sit-in devant le siège de la province. Quant aux responsables, ils ont déclenché une polémique sur la responsabilité de l’entretien de cet internat construit grâce aux fonds de la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Les services de la province prétendent que c’est la délégation de l’Education nationale qui doit assumer ses responsabilités dans ce sens alors que le délégué soutient que la délégation n’a jamais réceptionné cet établissement et qu’il dépend du ministère de l’Intérieur.
C’est tout ce que les responsables ont trouvé comme solution à un problème que le Maroc tente de surmonter, à savoir la scolarisation de nos jeunes filles.
Des fonds substantiels ont été alloués à ce projet au niveau de l’INDH et dans divers programmes gouvernementaux depuis des années mais certaines pratiques et dilapidations de deniers publics sont un frein à toute avancée dans ce sens.